Stages en enseignement
Depuis quelques années, la Fédération a décidé de s’attaquer au cas des étudiantes et des étudiants en enseignement qui doivent effectuer quatre stages au cours de leur formation. La FEUQ est d'avis que les stagiaires doivent recevoir une compensation financière pour les efforts considérables qu'ils déploient dans le cadre du quatrième stage en éducation, ou stage 4. Or, la ministre de l'éducation, Michelle Courchesne, a fermé la porte: il faut se mobiliser rapidement pour faire comprendre au gouvernement que cette situation est inacceptable ! Le 18 février, les étudiantes en enseignement s'uniront pour exiger que leur travail soit reconnu !

Stage 4 : un état des lieux
Le quatrième stage en enseignement est de loin le plus problématique de cette formation. Il correspond à la prise en charge complète d’une classe de niveau primaire ou secondaire pour une période allant de huit à seize semaines. C’est donc de deux à quatre mois qui sont passés à l’école, à temps plus que plein – environ 27 heures passées en classe et 22,3 heures consacrées à des tâches connexes comme la correction ou les rencontres avec les parents. C’est sans compter les rencontres à l’université ! Qu’en est-il de la situation financière de ces étudiantes (car se sont majoritairement des jeunes femmes) ? Les études menées par la FEUQ démontrent que la moitié des étudiantes qui occupaient un emploi à temps partiel ont dû le quitter, minimalement pour la durée du stage, ce qui cause chez ces étudiantes un manque à gagner pouvant atteindre 3228 $ pour un stage de douze semaines. Un quart des étudiantes ont dû réduire le nombre d’heures qu’elles travaillent par semaine. Alors que les étudiants en génie, en administration publique et en droit (entre autres) ont droit à une pleine rémunération pour leur stage – et que l’entreprise qui embauche le stagiaire a droit à un crédit d’impôt – les personnes inscrites au stage 4 en enseignement ne reçoivent aucune compensation. L’impact se ressent aussi dans la qualité de l’enseignement reçu : les étudiantes qui travaillent auraient consacré en moyenne 6,6h de plus par semaine à la préparation de leur stage. Alors que les jeunes enseignantes décrochent encore trop souvent de leur nouvelle profession, la FEUQ est d’avis qu’il faut améliorer les conditions de vie des stagiaires en éducation.
Une implication concrète !
La solidarité est de mise. Partout au Québec, les associations d’éducation se sont mobilisées pour réclamer une compensation financière pour le stage 4. Appels, fax, envois de lettres au ministère et rassemblement devant le ministère de l’éducation : les actions ont été nombreuses tout comme les sorties publiques de la FEUQ.

14 octobre 2008 : Les futurs enseignants méritent d’être rémunérés !
Des appuis importants !
La FEUQ travaille actuellement à reccueillir des appuis pour la compensation financière du quatrième stage en enseignement. Plusieurs acteurs se penchent actuellement sur le dossier : la Fédération des commissions scolaires a offert son appui aux démarches de la FEUQ, et d'autres appuis sont en voie d'être obtenus !
Des développements concrets !
La FEUQ a fait pression sur le ministère et a obtenu un engagement de la part de la ministre de l’Éducation de former une table de réflexion sur la question, table qui a été formée au début de 2009. Cette table regroupe des représentants de la FEUQ, du MELS (dont quatre sous-ministres) et des universités. La FEUQ y contribue activement, entre autres au sein du comité technique – elle a rédigé la portion du rapport sur les conditions de vie et d’études des personnes inscrites au stage 4.
Le 1er décembre prochain, la table se réunira pour déterminer les suites à donner. La FEUQ y portera le message des étudiants du Québec !
| Fichier attaché | Taille |
|---|---|
| 0910_CAO14209_StagesEnseignement_v2.pdf | 198.3 Ko |
| Depliant_stage2009.pdf | 103.53 Ko |
| Affiches_Stage4.pdf | 875.32 Ko |
| TRACT_STAGE4.pdf | 712.49 Ko |
